Auteur d'une saison pleine, l'Olympien peut encore viser le titre de meilleur buteur de championnat.
Il dit que sa réussite doit beaucoup à Dieu. "Je suis très croyant, confie-t-il. Si Dieu le veut, je continuerai sur cette voie..." Le chemin du but en l'occurrence. Mamadou Niang l'a emprunté à douze reprises en championnat cette saison. Deux de moins que l'actuel meilleur réalisateur, Miguel Pedro Pauleta. A une journée du terme, la réception de Sedan, demain, pourrait avoir la valeur d'un dernier défi pour l'attaquant olympien.
Sauf que l'intéressé refuse de se focaliser sur ce seul objectif. Trop altruiste pour raisonner ainsi. "Au cours de nos derniers matches déjà, indique-t-il, je me suis concentré essentiellement sur l'intérêt général, à savoir la qualification en Ligue des champions, sans penser un seul instant à une hypothétique opportunité au classement des buteurs. Ceci dit, maintenant que le billet pour la C1 est en poche, je n'exclus pas l'idée d'obtenir un petit bonus personnel en visant le titre de meilleur réalisateur de L1. Pour autant, je ne vais pas exiger de mes coéquipiers qu'il m'adresse automatiquement de bonnes passes. Le principal sera d'offrir une nouvelle victoire à notre public et de toute manière, le danger pour moi serait de ne penser qu'à marquer; ce serait le meilleur moyen de déjouer et d'handicaper mon équipe."
Tout le contraire d'un Niang 2006-2007 non seulement buteur, mais aussi passeur éclairé (il l'a été six fois cette saison) et lutteur permanent. De multiples facettes qui ont fait de l'international sénégalais l'un des Olympiens majeurs au cours d'un exercice plein. Assurément le plus probant de Niang depuis ses débuts pros, à Troyes, en 2001. Certes, douze buts, il avait déjà réalisé pareil total voici deux ans avec Strasbourg, juste avant de rejoindre l'OM. Mais rééditer ladite performance sous le maillot olympien, avec les exigences inhérentes à ce club, est pour le moins incomparable.
"Avoir accompli cela à l'OM est évidemment plus gratifiant, concède Niang. Cela me rend encore plus fier de moi, car chaque match de l'OM est un combat. A chaque fois, on affronte des adversaires remontés comme jamais." Avoir inscrit la bagatelle de douze buts (dont six penalties) dans un tel contexte n'a ainsi strictement rien d'anodin. Cela vous situe un bonhomme. Lequel a souvent été décisif qui plus est, comme à Lyon (1-1) ou devant Monaco au Vélodrome et à Louis-II (2-1).
Il l'avait également été lors de sa première saison olympienne, mais cet exercice-là fut nettement moins régulier, malgré dix buts au compteur (sans aucun penalty). "La saison passée, j'avais connu un creux après la trêve hivernale, au retour de la CAN. Cette fois-ci, je n'ai pas été coupé dans mon élan." En un an, Niang a surtout gagné en réalisme. Son jeu ne comporte plus autant de déchets. "J'ai toute la confiance du coach et de mes partenaires, confirme-t-il. Quand tu sens que tes partenaires croient pleinement en toi, quand tu vois que ton coach est à ton écoute, eh bien tout ça, c'est fondamental pour un joueur. Sur le terrain, tu as forcément envie de redonner à tout le monde la confiance que l'on t'accorde." Que ce soit avec Dieu ou avec son club, Niang n'avance décidément jamais seul. Une façon de rappeler qu'on n'est jamais aussi fort qu'avec les autres.
LA PROVENCE
Il dit que sa réussite doit beaucoup à Dieu. "Je suis très croyant, confie-t-il. Si Dieu le veut, je continuerai sur cette voie..." Le chemin du but en l'occurrence. Mamadou Niang l'a emprunté à douze reprises en championnat cette saison. Deux de moins que l'actuel meilleur réalisateur, Miguel Pedro Pauleta. A une journée du terme, la réception de Sedan, demain, pourrait avoir la valeur d'un dernier défi pour l'attaquant olympien.
Sauf que l'intéressé refuse de se focaliser sur ce seul objectif. Trop altruiste pour raisonner ainsi. "Au cours de nos derniers matches déjà, indique-t-il, je me suis concentré essentiellement sur l'intérêt général, à savoir la qualification en Ligue des champions, sans penser un seul instant à une hypothétique opportunité au classement des buteurs. Ceci dit, maintenant que le billet pour la C1 est en poche, je n'exclus pas l'idée d'obtenir un petit bonus personnel en visant le titre de meilleur réalisateur de L1. Pour autant, je ne vais pas exiger de mes coéquipiers qu'il m'adresse automatiquement de bonnes passes. Le principal sera d'offrir une nouvelle victoire à notre public et de toute manière, le danger pour moi serait de ne penser qu'à marquer; ce serait le meilleur moyen de déjouer et d'handicaper mon équipe."
Tout le contraire d'un Niang 2006-2007 non seulement buteur, mais aussi passeur éclairé (il l'a été six fois cette saison) et lutteur permanent. De multiples facettes qui ont fait de l'international sénégalais l'un des Olympiens majeurs au cours d'un exercice plein. Assurément le plus probant de Niang depuis ses débuts pros, à Troyes, en 2001. Certes, douze buts, il avait déjà réalisé pareil total voici deux ans avec Strasbourg, juste avant de rejoindre l'OM. Mais rééditer ladite performance sous le maillot olympien, avec les exigences inhérentes à ce club, est pour le moins incomparable.
"Avoir accompli cela à l'OM est évidemment plus gratifiant, concède Niang. Cela me rend encore plus fier de moi, car chaque match de l'OM est un combat. A chaque fois, on affronte des adversaires remontés comme jamais." Avoir inscrit la bagatelle de douze buts (dont six penalties) dans un tel contexte n'a ainsi strictement rien d'anodin. Cela vous situe un bonhomme. Lequel a souvent été décisif qui plus est, comme à Lyon (1-1) ou devant Monaco au Vélodrome et à Louis-II (2-1).
Il l'avait également été lors de sa première saison olympienne, mais cet exercice-là fut nettement moins régulier, malgré dix buts au compteur (sans aucun penalty). "La saison passée, j'avais connu un creux après la trêve hivernale, au retour de la CAN. Cette fois-ci, je n'ai pas été coupé dans mon élan." En un an, Niang a surtout gagné en réalisme. Son jeu ne comporte plus autant de déchets. "J'ai toute la confiance du coach et de mes partenaires, confirme-t-il. Quand tu sens que tes partenaires croient pleinement en toi, quand tu vois que ton coach est à ton écoute, eh bien tout ça, c'est fondamental pour un joueur. Sur le terrain, tu as forcément envie de redonner à tout le monde la confiance que l'on t'accorde." Que ce soit avec Dieu ou avec son club, Niang n'avance décidément jamais seul. Une façon de rappeler qu'on n'est jamais aussi fort qu'avec les autres.
LA PROVENCE
